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La vérité sur les pains…

     Le pain complet est bien plus riche en fibres que le pain blanc. En effet, la farine utilisée pour le pain complet est faite à partir des grains entiers qui conservent leur enveloppe (le son). Or, l’enveloppe est la partie du grain qui contient le plus de fibres. On compte ainsi dans le pain complet environ 2 fois plus de fibres que dans le pain blanc. Or, notre consommation de fibres est souvent insuffisante. Pourtant, les fibres jouent un rôle essentiel afin de réguler notre glycémie (voir notre article sur les glucides), d’éliminer certains éléments toxiques que nous ingérons comme les pesticides et de renforcer notre système immunitaire.

     Le pain complet est aussi plus riche en vitamine B et en minéraux (fer, manganèse, magnésium, zinc, sélénium…). Ils sont en effet contenus dans l’enveloppe du grain mais aussi dans le germe qui est détruit lors du processus de raffinage.

     Attention cependant : le pain complet est à choisir impérativement bio car l’enveloppe de la graine est la partie qui contient le plus de pesticides.

     Le pain blanc, et notamment la baguette, peut par ailleurs contenir de nombreux additifs qui ont pour objectif d’accélérer la fabrication et d’améliorer la conservation. Pour les inconditionnels de la baguette, préférez la baguette tradition car son appellation exige qu’elle ne renferme aucun additif et oblige ainsi les boulangers à utiliser des farines de meilleure qualité pour sa fabrication.

     Petit bémol cependant concernant le pain complet : il contient des composés (les phytates notamment) qui limitent l’absorption du calcium et du zinc.

     Encore plus riche en fibres et en minéraux que le pain complet, on trouve aussi le pain intégral. Le pain intégral est réalisé avec une farine qui n’a reçu aucun raffinage et qui conserve ainsi l’intégralité des composants de la céréale (la farine utilisée pour le pain complet a quant à elle été légèrement raffinée).

 

A base de quelle farine ?

     Le gluten est ce qui permet l’élasticité d’une pâte. Le problème du gluten réside dans le fait que nos variétés modernes de blé ont subi de nombreux croisements génétiques afin d’augmenter la concentration en gluten du blé et rendre ainsi la pâte plus élastique pour avoir de meilleurs rendements. Notre organisme se retrouve donc à devoir assimiler une quantité beaucoup plus abondante de gluten qu’avant. Or, le gluten contribue à augmenter la perméabilité intestinale : la muqueuse intestinale devient plus perméable et laisse passer des fragments qui n’auraient normalement pas dû passer.

     Cela peut alors entraîner des réactions immunitaires et inflammatoires et contribuer aux risques d’apparition de troubles fonctionnels et d’hypersensibilités alimentaires (inconforts digestifs, inflammations intestinales, migraines), voire augmenter le risque de déclenchement d’infections à répétition, de pathologies inflammatoires chroniques ou auto-immunes en cas de prédisposition génétique (eczéma, asthme, sclérose en plaques, polyarthrite rhumatoïde, maladie de Crohn, otites et bronchites à répétition, etc.).

     La farine de blé est très riche en gluten, il est donc intéressant de varier les types de farine pour des variétés moins riches en gluten. Une alternative très intéressante est la farine de petit épeautre, qui contient très peu de gluten. L’épeautre est un blé rustique qui a subi peu de transformations. Il est riche en acides gras mono et poly-insaturés, en minéraux et en vitamines (E et B). Par ailleurs, ses protéines contiennent les huit acides aminés essentiels dont le corps a besoin, ce qui est rare pour une céréale. La farine d’épeautre, différente de celle de petit épeautre, est plus riche en gluten et donc un peu moins digeste.

     La farine de sarrasin est aussi une alternative intéressante : elle est riche en fibres, en protéines et en antioxydants. Le sarrasin a par ailleurs un effet probiotique : il stimule la flore intestinale et aide ainsi à renforcer le système immunitaire. Seul inconvénient de la farine de sarrasin, elle a un indice glycémique plus élevé. Enfin, vous pouvez aussi opter pour de la farine de seigle. Pauvre en gluten, le seigle est riche en fibres et en antioxydants.

     Les farines de quinoa, riz, maïs ou encore châtaigne sont également des alternatives contenant peu ou pas de gluten, mais dont l’intérêt nutritionnel est limité. Le riz est par ailleurs connu pour sa capacité à absorber fortement les substances toxiques (en particulier l’arsenic) et à accumuler les métaux lourds : il est donc fortement recommandé de choisir un pain bio s’il est à base de farine de riz. Les farines de châtaigne et de riz ont par ailleurs un indice glycémique élevé.

     Un autre élément à prendre en considération pour la farine est la finesse de raffinage, notamment si vous faites votre pain maison. Elle est indiquée avec la lettre T suivie d’un chiffre. Plus le chiffre est élevé, moins la farine est raffinée. Chaque farine a son propre système de code. Pour la farine de blé, les codes sont les suivants :

Pain à la levure ou au levain ?

     La différence entre la levure de boulanger (à ne pas confondre avec la levure chimique utilisée pour faire lever les gâteaux) et le levain réside dans les ferments utilisés.

     La levure de boulanger est en réalité un champignon microscopique présenté sous forme sèche ou fraîche, et qui est aussi utilisé pour faire de la bière et du vin. Cette levure permet de produire une fermentation alcoolique rapide, et donc de réduire le temps de fermentation nécessaire pour faire lever la pâte à pain.

     À la différence de la levure, le levain provient uniquement des substances présentes naturellement dans la composition du pain. En effet, le levain résulte de la fermentation provoquée par les bactéries présentes sur l’enveloppe du grain de blé. Il va produire une fermentation lactique, beaucoup plus lente que la fermentation alcoolique, ce qui explique sa plus faible utilisation par les boulangeries.

     Le pain au levain présente un 1er avantage : il est plus digeste. En effet, les bactéries lactiques formées au cours de la fermentation vont initier le travail d’acidification et donc de digestion. La fermentation va aussi contribuer à dégrader en partie le gluten, qui peut poser des problèmes de digestion. Il est particulièrement conseillé de choisir du pain au levain pour les pains complets qui peuvent être plus difficiles à digérer.

     Par ailleurs, l’indice glycémique du pain au levain est plus faible que celui du pain à la levure. Il est d’environ 65 contre plus de 80 pour celui à la levure. Le pain au levain va donc permettre une diffusion plus lente des glucides, et donc limiter les fringales et le stockage des glucides sous forme de graisses.

     Enfin, le pain au levain présente aussi un apport plus élevé en vitamines et minéraux. En effet, les vitamines et minéraux du pain sont enfermés dans une molécule appelée l’acide phytique. Cet acide reste intact au cours de la digestion et empêche les vitamines et minéraux de franchir la barrière intestinale pour passer dans notre organisme : ils ne sont donc pas ou peu assimilés. Dans le cas du pain au levain, les bactéries lactiques produites au cours de la fermentation vont permettre de neutraliser l’acide phytique, qui va alors libérer les vitamines et minéraux afin qu’ils soient assimilés par l’organisme.

Attention aux notations par les systèmes YUKA / NUTRI-SCORE / NOVA

     Comme vu dans le guide « Diététique », nous savons que tous les produits alimentaires élaborés avec de la farine blanche sont mauvais au niveau diététique.

Baguette :

  • Proche de zéro lipide.
  • Proche de zéro sucre.
  • Et pourtant 1213 kj de calories.

     Donc de très mauvais glucides. Produit d’ailleurs considéré comme ultra-transformé par le système de notation NOVA.

 

Exemple du pain complet sans sucres ajoutés :

  • Proche de zéro lipide.
  • Proche de zéro sucre.
  • Et pourtant 1038 kj de calories.

     Avec un produit complet sans sucre ajouté contenant aucun lipide saturé et 3,6g de sucres ont devrait être aux alentours de 400 kj, or nous sommes à 1038 kj.

Donc toujours de mauvais glucides et pourtant :

  • YUKA et NUTRI-SCORE donnent une note de « excellent »
  • Sauf NOVA qui affiche 3 ou 4, donc mauvais produit car transformé.

Les moins pires des pains seraient :

  • Le pain complet au petit-épeautre, au levain = 1020kj.
  • Le pain complet de seigle = 820kj.

Et encore…

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